|
La Médiation Familiale:
LA MEDIATION FAMILIALE : UN
ACCOMPAGNEMENT DE CHOIX POUR LA MISE EN PLACE D’UNE
RESIDENCE EN ALTERNANCE
Marianne SOUQUET
et Corinne BENKEMOUN,
Article publié
dans la revue de l'AIFI (Association Internationale
Francophone pour les Intervenants auprès
des familles séparées),
printemps 2007:
En France, la possibilité pour un
enfant de parents séparés ou divorcés de résider en
alternance chez ses deux parents est relativement récente,
puisque c’est la loi sur l’Autorité Parentale du 4 mars 2002
qui a rendu ce mode de « garde » légal.
Ce texte non seulement affirme haut
et fort le principe de la co-parentalité et la possibilité
de médiation familiale dans le cadre de la procédure, par
injonction à l’information ou par ordonnance après accord
des parents, mais introduit également la possibilité de
résidence en alternance. On peut lire :
Art.373-2-9 -
…La résidence de l’
enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun
des parents ou au domicile de l’un d’eux. »
«A la demande d’un des parents ou
en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de
l’enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une
résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme
de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence
de l’enfant en alternance au domicile de chacun des parents
ou au domicile de l’un d’eux. »
Après près de quatre ans d’usage, que peut-on dire de la
situation ? Notons qu’il s’agit ici d’observations de
médiateurs familiaux et non d’une étude statistique. ( Lire
la suite - format
fichier .pdf)
LA
MEDIATION PARENTS ADOLESCENTS
Article paru
dans la revue Non Violence Actualité,
Janvier-Février 2003
Madame B. contacte le service de
médiation familiale car elle a des difficultés avec son fils
Adrien,, adolescent âgé de 15 ans.
Lors d'un premier entretien
individuel, le médiateur familial l'écoute longuement et
consacre également un temps pour lui expliquer en quoi
consiste la médiation familiale. Madame B. expose la quasi-déscolarisation
d'Adrien, l'opposition systématique qu'il manifeste contre
l'autorité de sa mère avec laquelle il vit depuis le divorce
de ses parents, survenu une dizaine d'années auparavant. Son
père habite dans un autre département. Adrien lui rend
régulièrement visite. Si les relations entre les parents
d'Adrien sont relativement faciles, les tensions au domicile
de Madame B. où vit également David, le frère aîné d'Adrien,
rendent difficile la vie familiale. Adrien refuse toute
parole émanant de sa mère et tient des propos violents et
dégradants à son égard. Madame B. se dit excédée et inquiète
du comportement de son fils. Elle adopte, dit-elle, une
attitude de plus en plus autoritaire. Le blocage entre eux
est manifeste. Le médiateur familial lui fait préciser sa
demande: elle aimerait renouer un dialogue avec Adrien et
que chacun retrouve sa place. Cette demande correspond bien
à ce que peut apporter la médiation familiale; reste à
savoir si Adrien adhérera à la démarche. Elle décide de lui
en parler elle-même.
Adrien, peu convaincu, accepte
cependant d'essayer. Le médiateur familial le reçoit seul à
son tour. Il précise la demande de sa mère, lui explique ce
qu'est la médiation familiale et ce qu'elle peut permettre
et écoute Adrien avec tout autant d'empathie qu'il a pu
écouter sa mère. Adrien dit que sa mère est "parano",
expression utilisée de façon répétitive. Il estime qu'elle
dramatise la situation. Il précise également que le conflit
avec sa mère a rendu la vie insupportable à la maison
puisqu'ils se disputent constamment en se criant l'un et
l'autre dessus. (Lire
la suite -
fichier format .pdf)
|